Ces activités ont permis la réalisation de 21 causeries éducatives, enregistrant un total de 780 participations, avec une forte mobilisation des femmes, des jeunes et des personnes vivant avec un handicap. Elles visaient notamment à renforcer la prévention des violences basées sur le genre (VBG), de l’exploitation et des abus sexuels (EAS) ainsi que du harcèlement sexuel (HS) au sein des communautés. La prévention au plus près des communautés
Après la formation des acteurs locaux, les activités de sensibilisation se sont poursuivies auprès des communautés bénéficiaires, des travailleurs du projet, des prestataires, des services techniques déconcentrés ainsi que des agents du CENAFOD et de l’ANIES.
Les séances portent sur les risques liés aux VBG/EAS/HS, les comportements attendus, les mécanismes de signalement et l’accès aux services de prise en charge.
Des outils pour faciliter le dialogue

La boîte à images de l’ANIES, composée notamment d’affiches et de figurines, est utilisée pour illustrer les messages de prévention. Certains supports sont également affichés dans des bâtiments administratifs et lieux publics.
Les équipes disposent aussi d’un document synthétique sur le cadre juridique des VBG en Guinée, élaboré à partir de cinq textes nationaux et quatre instruments internationaux ratifiés par la Guinée.
21 causeries et 780 participations

Les activités de proximité ont permis d’organiser 21 causeries éducatives, totalisant 780 participations dont 497 femmes, 350 jeunes âgés de 15 à 35 ans et 23 personnes vivant avec un handicap touché.
Les échanges ont notamment porté sur la prévention des VBG/EAS/HS, les mécanismes de signalement et les possibilités de prise en charge.
Les transferts monétaires sous surveillance
Les discussions communautaires ont également fait ressortir des tensions liées à la gestion des ressources transférées aux ménages.
Selon les informations remontées, certaines situations signalées concernent des conflits intrafamiliaux autour de la gestion et du partage des montants reçus. Ces tensions peuvent exposer certaines femmes bénéficiaires à des violences ou à des pressions.
Les OCB et les superviseurs poursuivent ainsi les messages axés sur le dialogue, la communication, la gestion concertée des ressources, ainsi que sur la confidentialité, la dignité et la sécurité.
Des cas signalés et orientés
Les OCB contribuent également au fonctionnement du Mécanisme de Gestion des Réclamations en facilitant l’identification, l’enregistrement, l’orientation et le suivi approprié des préoccupations exprimées.
Pour la période considérée, les situations signalées concernent principalement des cas présumés de viol et de violences conjugales. Les plaintes sont orientées vers les structures compétentes, conformément aux procédures du projet et aux principes de confidentialité et de protection.
Des obstacles encore importants
La sensibilisation reste confrontée à plusieurs contraintes : réticence à parler des violences conjugales par crainte de représailles ou de stigmatisation, poids de certaines normes socioculturelles et difficultés d’accès aux services spécialisés dans les zones éloignées.
Les informations relèvent également des difficultés de fonctionnement de certains comités, une mobilisation parfois compliquée dans les zones minières et des ressources logistiques et financières insuffisantes pour couvrir régulièrement certaines zones.
Maintenir le dialogue pour mieux protéger
Avec 780 participations recensées, les campagnes constituent un important relais de proximité pour diffuser les messages de prévention et faire connaître les mécanismes de signalement.
À Dabola et Kouroussa, l’enjeu est désormais de maintenir ces actions dans la durée afin de permettre aux communautés de mieux reconnaître les situations à risque, de signaler les préoccupations et d’orienter les personnes concernées vers les structures compétentes.
Par la cellule de communication du CENAFOD








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