Dabola et Kouroussa : deux ateliers réunissent 27 acteurs pour renforcer la prévention des VBG, de l’EAS et du harcèlement sexuel

Dabola et Kouroussa : deux ateliers réunissent 27 acteurs pour renforcer la prévention des VBG, de l’EAS et du harcèlement sexuel

À Dabola et Kouroussa, deux ateliers préfectoraux ont réuni 27 acteurs autour de la prévention des violences basées sur le genre (VBG), de l’exploitation et des abus sexuels (EAS) et du harcèlement sexuel (HS). Les échanges ont porté notamment sur le signalement, la confidentialité et l’orientation des survivant(e)s vers les services compétents.

27 participants formés

Lancement-de-la-formation-des-OCB-de-Dabola

Organisées en deux étapes, les activités ont d’abord porté sur la préparation technique et l’adaptation des modules, avant la tenue de deux ateliers à Dabola et Kouroussa.

Au total, 27 participants ont pris part aux sessions : 2 superviseurs préfectoraux, 21 membres d’Organisations Communautaires de Base (OCB) et 4 représentants des Directions Préfectorales de la Femme, de la Famille et des Solidarités (DPFFS).

Les formations visaient à mieux préparer ces acteurs à intervenir au plus près des communautés face aux risques de VBG, d’EAS et de HS.

Signalement et orientation au cœur des échanges

Kouroussa-deux-ateliers-reunissent-27-acteurs-pour-renforcer-la-prevention-des-VBG-de-lEAS-et-du-harcelement-sexuel

Les participants ont travaillé sur la gouvernance des OCB, les stratégies de sensibilisation, les mesures de sauvegarde, le Code de Bonne Conduite ainsi que les mécanismes de signalement.

Le Numéro Vert 116 et le Mécanisme de Gestion des Plaintes du projet ont été présentés comme des outils permettant de signaler des situations. La cartographie des services de prise en charge a également été abordée afin de faciliter l’orientation des personnes concernées.

Les échanges ont particulièrement insisté sur la confidentialité, l’actualisation des informations sur les services disponibles et la coordination entre les différents intervenants.

Les OCB, des acteurs de proximité

À Dabola, un membre d’une OCB estime que la formation lui a permis de mieux comprendre le rôle de son organisation dans la prévention des VBG, de l’EAS et du HS, ainsi que les techniques de sensibilisation et d’orientation.

À Kouroussa, un représentant de la DPFFS a notamment souligné l’importance du Code de Bonne Conduite, des mécanismes de signalement et du référencement des survivant(e)s.

Un autre membre d’OCB a, pour sa part, rappelé que face à une situation de violence, l’acteur communautaire doit avant tout écouter, préserver la confidentialité et orienter la personne vers le service approprié, plutôt que de mener lui-même une enquête.

Cette distinction permet de clarifier les responsabilités entre les acteurs communautaires et les structures spécialisées chargées de la prise en charge.

Maintenir les acquis dans la durée

Les ateliers soulignent enfin la nécessité d’un renforcement continu des capacités des OCB, d’une mise à jour régulière de la cartographie des services et d’une adaptation des messages aux réalités locales.

À Dabola comme à Kouroussa, l’enjeu est désormais de transformer ces acquis en pratiques quotidiennes afin de renforcer la prévention, le signalement et l’orientation des personnes concernées par les VBG, l’EAS et le HS.

Par la cellule de communication du CENAFOD